Duurzaam beleggen van trend naar norm

Les investissements durables : de la tendance à la norme

Les investissements durables sont plus populaires que jamais. À vrai dire, la question n’est pas tant de savoir s’ils éclipseront complètement les investissements traditionnels, mais bien quand. « En réalité, il n’y a plus d’argument en défaveur du choix d’un investissement durable », déclare Hans Timmerman d’ABN AMRO Private Banking.

 

La popularité des investissements durables est un signe des temps : « Les gens prennent de plus en plus conscience que l’on ne peut pas continuer à avancer sans tenir compte du changement climatique », explique l’expert Hans Timmerman. Son collègue Joachim Aelvoet renchérit : « Quand, en tant que parent, vous voyez votre enfant aller à Bruxelles pour manifester en faveur du climat, vous vous posez des questions sur l’avenir. » À quoi ressemblera le monde dans une ou deux générations ? C’est une interrogation que de plus en plus d’investisseurs se posent, et ils examinent donc aussi de près leurs investissements.

Un rendement moindre ?

Il y a un pas à franchir. Qu’en est-il du rendement des investissements durables ? « L’idée que le rendement serait moindre est fausse même si elle reste très répandue », déclare Joachim Aelvoet, « et alors même que tout indique que le rendement à long terme sera supérieur. Les compagnies pétrolières, que nous excluons, obtiennent actuellement quelques pour cent de plus. C’est normal, compte tenu de la situation, mais leur valorisation économique est en baisse à long terme.

Ce n’est pas illogique : les combustibles fossiles sont sous pression. L’Europe appuie résolument sur l’accélérateur en faveur des combustibles non fossiles. Avec le ‘Green Deal’, elle ambitionne d’être totalement neutre sur le plan climatique d’ici à 2050. Des pays comme l’Allemagne vont même plus loin et veulent atteindre cette neutralité d’ici 2035. « En d’autres termes, les stocks que possèdent aujourd’hui les compagnies pétrolières ne vaudront plus rien dans un avenir prévisible », poursuit Joachim Aelvoet. Dans d’autres parties du monde également, la transition énergétique s’accélère.

Au-delà de l’écologie

Mais la durabilité ne se limite pas à l’aspect écologique. Hans Timmerman résume sa pensée : « Il existe trois piliers : ‘Écologique, Social et Gouvernance’. Nous exprimons la combinaison de ces éléments dans un score ESG. Il s’agit d’un indicateur de l’impact de chaque entreprise sur l’environnement, mais aussi de sa responsabilité sociale et de sa bonne gouvernance. Nous examinons notamment les émissions de CO2, les écarts de salaire, les programmes de formation du personnel, la politique de sécurité et la durabilité du parc automobile.

Les entreprises qui obtiennent de bons résultats pour ces différents éléments sont intéressantes dans une perspective d’investissement. Cette situation est similaire à la quatrième vague industrielle ou, plus récemment, au développement de la digitalisation. Il y avait là aussi un énorme potentiel pour ceux qui s’y sont pris tôt. Les entreprises qui ont raté le coche ont coulé.

Une garantie de durabilité

Mais comment savoir, en tant qu’investisseur, que vous réalisez réellement des investissements durables ? N’est-ce pas comme acheter un chat dans un sac ? « Absolument pas », rétorque Hans Timmerman. ABN AMRO travaille avec Sustainalytics, une agence de notation spécialisée dans la durabilité. « Leurs experts déterminent pour nous les scores et les classements ESG de quelque 13 000 entreprises. Tous nos investisseurs durables reçoivent un rapport trimestriel complet, comprenant le score ESG du portefeuille d’investissement, l’empreinte carbone des entreprises et la contribution aux ODD (objectifs de développement durable) de l’ONU. »

De plus, nous menons une politique claire à l’égard des sociétés qui ne remplissent pas les conditions requises. Les entreprises de l’industrie du tabac, du commerce des armes ou qui sont responsables de graves dommages environnementaux, de violations des droits de l’homme ou encore celles qui font travailler des enfants sont immédiatement mises hors-jeu. Les combustibles fossiles sont également exclus de notre liste.

Que reste-t-il ? Les entreprises qui obtiennent de bons résultats et les sociétés innovantes qui contribuent à un ou plusieurs thèmes de durabilité orientés vers l’avenir. Parmi elles figurent de véritables leaders en la matière, mais la majorité sont des entreprises qui se situent dans le peloton. « Elles ne sont peut-être pas en tête, mais elles ont l’ambition de contribuer à la transition. Et c’est à ce niveau que nous attendons la plus grande accélération », déclare Joachim Aelvoet. Comprenez : il y a là un potentiel économique considérable. Par ailleurs, Hans Timmerman y voit un dernier avantage : « Et pour ne rien gâcher, nos clients ont la conscience tranquille », conclut-il.

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