Javascript is required Update Obligations : Surprise pour les données sur l’emploi américain - ABN AMRO

Update Obligations : Surprise pour les données sur l’emploi américain

Les chiffres de l’emploi américain meilleurs que prévu ont joué un rôle de catalyseur sur les marchés cette semaine.

Les investisseurs avaient anticipé un essoufflement des chiffres de l’emploi, mais les créations d’emploi américaines de janvier ont déjoué tous les pronostics avec la hausse la plus forte en plus d’un an. Elles ont été accompagnées d’une baisse surprise du taux de chômage. Cette surprise positive a repoussé les prévisions de baisse de taux de la Réserve fédérale à juillet (au lieu de juin) et a engendré une hausse des rendements des bons du Trésor américain sur l’ensemble de la courbe.

Le rendement à deux ans, qui est particulièrement sensible aux prévisions de politique monétaire, est repassé au-dessus de 3,5 %, retrouvant le milieu de sa fourchette habituelle 3,4 %–3,6 %, dans laquelle il était bloqué depuis septembre. Entre-temps, la pression haussière sur les rendements à dix ans se maintient. Cette tendance reflète les inquiétudes actuelles relatives à l’inflation et à l’augmentation des déficits budgétaires, ce qui continue de faire grimper les taux à maturité plus longue.

Les autorités de régulation chinoises ont signalé aux établissements financiers domestiques qu’il pourrait être prudent de réduire leur exposition en bons du Trésor américain. Les dirigeants ont expliqué que cette recommandation était plus une question de gestion du risque que de géopolitique. La Chine, autrefois premier créancier étranger du gouvernement américain, a discrètement réduit de moitié son exposition en bons du Trésor américain depuis 2013. L’évolution de l’exposition de l’Inde s’inscrit dans la même dynamique, car elle n’a jamais été aussi faible depuis cinq ans. La tendance à plus grande échelle est frappante : les créanciers étrangers de la dette américaine ont fortement diminué pour passer de 50 % en 2015 à 31 % aujourd’hui. Il s’agit d’un tournant majeur dans la demande mondiale d’obligations d’État américaines.

Du côté des marchés du crédit d’entreprise, Alphabet a montré une fois de plus à quel point les grandes entreprises technologiques adoptent une stratégie d’investissements agressive pour alimenter leurs ambitions en matière d’intelligence artificielle. En effet, le mastodonte de la Big Tech a levé pas moins de 32 milliards USD en 24 heures en dollars, livres sterling et francs suisses. Ce crédit comprend également une obligation très rare à 100 ans, ce qui souligne la disposition des investisseurs à miser sur cette thématique.

Oracle a également effectué une levée de capital en émettant 25 milliards USD d’obligations ce mois-ci. Les autres grands acteurs technologiques devraient aussi solliciter les marchés dans un avenir proche. JPMorgan prévoit que les emprunts des principaux fournisseurs de services cloud et des grands acteurs de la technologie, des médias et des télécoms pourraient atteindre 400 milliards USD cette année. De telles émissions gigantesques interviennent au moment où

les obligations d’entreprise se négocient avec des spreads de crédit historiquement resserrés, ce qui augmente le risque de pression sur les valorisations si l’offre reste élevée.

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