Javascript is required Update Obligations : Les marchés nous surprendront-ils à nouveau en 2026 ? - ABN AMRO

Update Obligations : Les marchés nous surprendront-ils à nouveau en 2026 ?

Le président américain Donald Trump a immédiatement fait les gros titres de l’actualité en 2026, après que ses actes ont largement orienté les marchés obligataires pendant la majorité de l’année dernière. 

En 2025, il a imposé des tarifs douaniers encore plus agressifs et inflationnistes que redoutés, mais avec étonnamment peu d’effet sur la croissance économique. Entre-temps, la Banque centrale européenne a adopté des baisses de taux plus importantes que la Réserve fédérale américaine. Dans un tel contexte, tout analyste averti s’attendrait à voir les taux grimper aux États-Unis et baisser en Europe. Contre toute attente, les taux d’intérêt à dix ans aux États-Unis ont reflué de 0,5 %, alors que les taux d’intérêt à dix ans en Europe se sont appréciés de 0,5 %.

Comment les marchés obligataires pourraient-ils surprendre les investisseurs ? Les investisseurs en marchés obligataires européens ont été ébranlés par les soudaines prévisions de hausse des émissions d’obligations d’État en Europe en vue de financer l’augmentation des dépenses de défense, qui devient de plus en plus urgente. Aux États-Unis, la hausse similaire des futures émissions d’obligations d’État pour financer la « Big Beautiful Bill » du président Trump concernant les dépenses et les impôts n’a pas fait broncher les investisseurs. L’attraction exercée par la politique américaine sur l’Europe, qui dépend des États-Unis à de nombreux égards, semble avoir fait grimper les taux d’intérêt européens vers des niveaux se rapprochant des taux américains, qui restent à ce jour encore beaucoup plus élevés.

Un autre facteur notable en 2025 a été la politique de la banque centrale. En effet, les baisses de taux en Europe ont eu lieu au début de l’année et étaient déjà largement anticipées par les investisseurs. Aux États-Unis, la Réserve fédérale a répondu aux attentes croissantes de baisses des taux vers la fin de l’année, bien aidée par une inflation qui est restée étonnamment modérée.

À l’instar de la plupart des investisseurs, nous ne prévoyons pas de modification des taux de la part de la Banque centrale européenne cette année. Cependant, nous prévoyons que la Fed américaine baissera plus ses taux en 2026 que ce que les investisseurs prévoient pour le moment. Si un tel scénario se réalise, les taux à court terme reculeraient. Les investisseurs devraient rester sur leurs gardes, car Trump s’apprête à installer l’un de ses fidèles partisans à la tête de la Fed. Il essaiera sans aucun doute de renforcer son emprise sur la politique de la Fed avant les élections de mi-mandat en novembre, qui pourraient réduire considérablement son pouvoir politique. Entre-temps, les événements au Venezuela ont montré que les risques géopolitiques en 2026 resteront probablement très élevés.

L’inflation américaine devrait rester plus persistante que prévu par rapport aux derniers chiffres de l’inflation, qui étaient encore faussés par le shutdown du gouvernement américain. Alors que les investisseurs examineront évidemment de près les données sur l’emploi cette semaine, les données sur l’inflation américaine de la semaine prochaine pourraient s’avérer encore plus cruciales. Les taux d’intérêt américains à dix ans semblent plus susceptibles de grimper en 2026 que leurs homologues européens. Nous ne sommes toutefois pas à l’abri d’une nouvelle surprise.

Chris Huys

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